15 projets sur Raspberry Pi pour protéger votre vie privée

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Ces derniers temps, il semble de plus en plus difficile de faire confiance aux services en ligne. Entre le tracking permanent, les abonnements qui augmentent et les inquiétudes sur la vie privée, j’utilise de plus en plus mon Raspberry Pi pour reprendre le contrôle sur certains de ces services.

Il existe plusieurs services axés sur la confidentialité qui peuvent être auto-hébergés sur un Raspberry Pi, permettant aux utilisateurs de garder le contrôle de leurs données sans dépendre de tiers. En bonus, la plupart de ces outils sont gratuits et proposent des fonctionnalités comparables aux solutions grand public.

Dans cet article, je passe en revue une sélection de projets à faire tourner sur votre Raspberry Pi pour reprendre la main sur vos données. Du stockage cloud privé au VPN en passant par les gestionnaires de mots de passe, chaque projet répond à un vrai besoin.

Si vous êtes à la recherche d’inspiration pour votre prochain projet Raspberry Pi, j’ai créé une liste avec plus de 75 idées avec une courte description, le niveau et matériel conseillé, et des liens vers des tutoriels. Que vous soyez débutant ou plus expérimenté, vous trouverez des idées adaptées à votre niveau. Accès gratuit ici !

Héberger son propre gestionnaire de mots de passe

Difficulté technique : Moyenne
Temps nécessaire : 1-2 h
Facteur fun : ⭐️⭐️⭐️⭐️

Pendant longtemps, j’utilisais le même mot de passe sur plusieurs sites parce que c’était plus simple à retenir. Mais après avoir vu à quelle fréquence les comptes se font compromettre, j’ai réalisé que c’était une énorme faille de sécurité.

Un gestionnaire de mots de passe règle ce problème en stockant tous vos identifiants dans un coffre-fort sécurisé et en générant automatiquement des mots de passe solides.

Vaultwarden est un gestionnaire de mots de passe léger, compatible avec les applications officielles Bitwarden. Ça veut dire qu’on peut continuer à utiliser les clients Bitwarden sur son téléphone et son ordinateur, tout en hébergeant la base de données des mots de passe sur son Raspberry Pi.

Du point de vue de la vie privée, c’est un vrai progrès. Au lieu de confier vos données de connexion à un hébergeur cloud, le coffre-fort reste entièrement sous votre contrôle. Ça réduit aussi le nombre d’entreprises susceptibles de stocker ou d’accéder à vos informations d’authentification.

Un Raspberry Pi 4 ou 5 est recommandé pour faire tourner Vaultwarden. Il faut aussi être à l’aise avec Docker ou les services Linux, et mettre en place une stratégie de sauvegarde fiable pour que votre coffre-fort reste en sécurité en cas de défaillance du stockage.

Si vous comptez utiliser des conteneurs, des outils comme Docker Compose facilitent vraiment la gestion de services comme Vaultwarden et plein d’autres projets.

Créer son cloud personnel

Difficulté technique : Moyenne
Temps nécessaire : 2-3 h
Facteur fun : ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Les services de stockage cloud comme Google Drive ou OneDrive sont pratiques, mais ils impliquent de faire confiance à une entreprise pour stocker et gérer tous vos fichiers personnels. Personnellement, j’aime avoir un petit cloud privé chez moi : j’ai le même confort que Google Drive, mais mes fichiers restent sur du matériel que je contrôle.

Nextcloud est la référence en matière d’auto-hébergement, parce qu’il va bien au-delà du simple stockage de fichiers : partage de liens, bibliothèque de photos, notes collaboratives, calendriers, contacts et un écosystème d’applications qui grandit avec vos besoins.

nextcloud admin panel on pi

Héberger son propre cloud améliore la confidentialité parce que vos fichiers ne sont pas analysés, indexés ou reliés à des profils publicitaires. Vous contrôlez aussi exactement qui peut accéder à vos données et où sont stockées les copies de vos fichiers.

Pour une expérience optimale, mieux vaut utiliser un SSD plutôt qu’une carte microSD pour le stockage. Faire tourner Nextcloud demande aussi d’être prêt à maintenir une application web dans la durée : mises à jour, sauvegardes et dépannage occasionnel.

Si vous n’avez jamais essayé, installer Nextcloud sur son Raspberry Pi est une excellente introduction à l’auto-hébergement.

Faire tourner son propre serveur VPN

Difficulté technique : Moyenne
Temps nécessaire : 1 h
Facteur fun : ⭐️⭐️⭐️

Les réseaux Wi-Fi publics sont pratiques, mais c’est aussi l’un des endroits où le trafic est le plus facile à surveiller. Faire tourner son propre serveur VPN permet de créer un tunnel sécurisé entre vos appareils et votre réseau domestique quand vous êtes en déplacement.

WireGuard est devenu l’un des protocoles VPN les plus populaires parce qu’il est léger, rapide et bien plus simple que les anciennes solutions. C’est donc un excellent choix pour un Raspberry Pi qui tourne en continu comme petit serveur maison.

how to install wireguard on raspberry pi

Utiliser son propre VPN améliore la confidentialité parce que votre trafic internet est chiffré et transite par une infrastructure que vous contrôlez. Au lieu de faire confiance aux promesses d’un fournisseur VPN commercial qui jure de ne « pas logger » votre activité, toute la connexion reste dans votre propre réseau.

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Mettre en place un serveur VPN nécessite un Raspberry Pi, un accès à votre routeur pour la redirection de ports et un peu d’aisance en réseau. Une fois configuré, ça tourne tranquillement en arrière-plan avec très peu de maintenance.

Configurer WireGuard est en réalité plus simple que la plupart des gens ne l’imaginent. Quand je l’ai testé pour la première fois sur un Raspberry Pi, j’ai été surpris de voir à quelle vitesse ça fonctionnait. C’est aussi intéressant de le comparer avec des solutions VPN mesh plus récentes comme Tailscale, qui résolvent le même problème différemment.

Héberger un moteur de recherche privé

Difficulté technique : Moyenne
Temps nécessaire : 1-2 h
Facteur fun : ⭐️⭐️⭐️⭐️

Les moteurs de recherche collectent une quantité énorme d’informations sur les utilisateurs au fil du temps. Chaque requête peut alimenter un profil à long terme sur vos centres d’intérêt, vos habitudes et vos comportements. Je ne l’utilise pas tous les jours, mais quand je veux chercher quelque chose sans que ça soit lié à mon compte Google, c’est vraiment pratique.

SearxNG propose une alternative en fonctionnant comme un métamoteur de recherche auto-hébergé. Au lieu de dépendre d’un seul fournisseur, il agrège les résultats de plusieurs sources et les affiche via une interface personnalisable que vous contrôlez.

Le faire tourner soi-même réduit la quantité de données collectées par une seule entreprise. Ça permet aussi de désactiver complètement les logs, de personnaliser les moteurs de recherche utilisés et de supprimer les mécanismes de tracking qu’on trouve habituellement sur les plateformes publiques.

Pas besoin de grand-chose pour déployer ce genre d’outil : il faut juste maîtriser Docker et avoir un peu de patience pour la configuration, car certains moteurs de recherche peuvent imposer des limites de requêtes ou bloquer certains patterns.

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Un lecteur RSS auto-hébergé

Difficulté technique : Faible
Temps nécessaire : 30-60 min
Facteur fun : ⭐️⭐️⭐️⭐️

Beaucoup de gens s’informent via les réseaux sociaux, mais ces plateformes sont massivement optimisées pour l’engagement et le tracking. Un lecteur RSS offre une façon plus calme et plus intentionnelle de suivre les sites qui vous intéressent vraiment.

FreshRSS est un lecteur RSS complet que vous pouvez héberger vous-même, avec des dossiers, des tags, des filtres et une interface agréable qui fonctionne bien sur desktop et mobile. Si vous préférez quelque chose de plus minimaliste, des outils comme Miniflux existent, mais FreshRSS reste souvent le meilleur choix polyvalent pour ceux qui veulent adopter le RSS.

Utiliser RSS améliore la confidentialité parce qu’on n’a pas besoin d’un compte lié à un profil publicitaire, et il n’y a aucun algorithme pour pousser du contenu conçu pour vous garder à scroller. J’ai d’ailleurs recommencé à utiliser le RSS récemment, et c’est vraiment agréable de suivre des sites sans les recommandations algorithmiques à n’en plus finir.

Faire tourner un lecteur RSS sur un Raspberry Pi est simple et fonctionne bien même sur les anciens modèles. C’est l’un des projets axés sur la vie privée les plus faciles à tester.

Avoir son propre serveur Git

Difficulté technique : Moyenne
Temps nécessaire : 2-3 h
Facteur fun : ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

La plupart des développeurs connaissent Git comme système de contrôle de version pour suivre et gérer leurs projets logiciels. Ce que beaucoup ignorent, c’est qu’on peut aussi héberger son propre serveur Git privé plutôt que de dépendre entièrement de services centralisés comme GitHub ou GitLab.

Gitea est une interface web Git légère qui tourne très bien sur un Raspberry Pi. Elle inclut les fonctionnalités dont la plupart des auto-hébergeurs ont vraiment besoin : hébergement de dépôts, comptes utilisateurs, permissions, suivi des issues et une interface web propre pour gérer ses projets.

Faire tourner son propre serveur Git améliore la confidentialité en réduisant l’exposition des métadonnées. Les noms de projets, les outils internes, les noms d’utilisateurs et la structure des dépôts restent dans votre propre infrastructure au lieu d’être indexés ou stockés par des services tiers.

Il faut être à l’aise avec Git et mettre en place une routine de sauvegarde fiable. Si vos dépôts sont importants, des sauvegardes hors site sont indispensables pour ne pas perdre votre travail en cas de panne matérielle.

Si vous voulez aller plus loin sur le contrôle de version, apprendre comment fonctionne Git sur Raspberry Pi (en anglais) est un excellent point de départ pour gérer ses propres dépôts.

Stocker ses notes avec une appli auto-hébergée

Difficulté technique : Moyenne
Temps nécessaire : 2-3 h
Facteur fun : ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Avec le temps, je me suis rendu compte que je stocke dans mes notes bien plus d’informations sensibles que je ne le pensais. Des idées, des tâches professionnelles, des notes de recherche et parfois même des identifiants ou des documents privés.

C’est pourquoi auto-héberger une appli de prise de notes a du sens pour moi : ça me donne un espace privé pour tout stocker sans dépendre d’un service cloud qui pourrait analyser mes données ou en restreindre l’accès.

Joplin est un choix populaire parce qu’il supporte la synchronisation entre appareils et propose un chiffrement solide.

Standard Notes est une autre option bien connue, très axée sur la confidentialité et la simplicité. Ces deux outils sont largement reconnus dans les communautés soucieuses de la vie privée et fonctionnent bien hébergés sur un Raspberry Pi.

Cette configuration améliore la confidentialité parce que vos notes ne sont pas stockées dans un compte lié à une grande entreprise tech. Ça réduit aussi le risque de perdre l’accès à vos données si un service change ses conditions d’utilisation, ferme ou bloque votre compte.

Faire tourner un serveur de notes nécessite un Raspberry Pi, un peu d’aisance avec l’hébergement de petits services et une bonne stratégie de sauvegarde. La synchronisation des notes sur plusieurs appareils peut ajouter un peu de complexité, mais ça reste gérable pour la plupart des utilisateurs intermédiaires.

Beaucoup de gens font tourner ce type de services dans des conteneurs pour simplifier les mises à jour et la maintenance, avec des outils comme Docker Compose sur Raspberry Pi pour gérer plusieurs applis à la fois.

Mettre en place des sauvegardes chiffrées

Difficulté technique : Moyenne
Temps nécessaire : 2-3 h
Facteur fun : ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

À un moment, j’ai réalisé qu’avoir des sauvegardes ne suffit pas si elles ne sont pas correctement sécurisées. Si un disque est perdu ou volé, les fichiers non chiffrés restent exposés. C’est pourquoi je préfère les sauvegardes chiffrées : elles rendent mes données illisibles sans la clé, même si le support de stockage tombe entre de mauvaises mains.

Je vous conseille aussi : 15 projets faciles pour débuter avec un Raspberry Pi

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Restic est un excellent point de départ parce qu’il offre un chiffrement solide tout en gardant la configuration relativement simple. BorgBackup et Duplicati sont aussi des alternatives populaires, selon le niveau d’automatisation ou de contrôle que vous voulez sur le processus.

Des sauvegardes chiffrées protègent vos données contre les pannes matérielles, les suppressions accidentelles ou le vol, tout en préservant votre vie privée. Vous pouvez même stocker des sauvegardes à plusieurs endroits sans vous inquiéter que quelqu’un accède aux fichiers bruts.

Pour mettre ça en place, il faut une destination de sauvegarde : un disque externe, un NAS ou un serveur distant. La configuration en elle-même n’est pas très compliquée, mais le plus important c’est de tester régulièrement vos sauvegardes pour s’assurer qu’elles fonctionnent vraiment quand vous en avez besoin.

Si vous voulez un exemple concret avant de choisir entre ces outils, mettre en place des sauvegardes automatisées sur Raspberry Pi avec Rsnapshot est une bonne façon de comprendre les bases.

Construire un réseau proxy pour l’anonymisation

Difficulté technique : Moyenne
Temps nécessaire : 2-3 h
Facteur fun : ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Un serveur proxy agit comme intermédiaire entre votre appareil et internet. Au lieu de vous connecter directement à un site, votre trafic passe d’abord par un autre système, ce qui peut aider à réduire le tracking de base et masquer votre vraie adresse IP.

Tor est l’un des réseaux de confidentialité les plus connus parce qu’il fait transiter le trafic par plusieurs relais gérés par des bénévoles, au lieu de l’envoyer directement depuis votre connexion domestique. Un Raspberry Pi peut être configuré comme proxy ou passerelle Tor, permettant à certains appareils de votre réseau de naviguer automatiquement via le réseau Tor.

Cette approche ajoute une couche de confidentialité supplémentaire en séparant votre activité de navigation de votre adresse IP domestique. C’est particulièrement utile si vous voulez un appareil dédié à la navigation privée sans avoir à configurer chaque ordinateur individuellement.

Tor privilégie l’anonymat sur la vitesse. Les performances sont généralement plus lentes qu’avec une connexion directe, donc ce projet est surtout adapté à la navigation axée sur la confidentialité plutôt qu’aux activités gourmandes en bande passante.

Si vous voulez quelque chose de plus simple avant de construire un proxy complet, essayer le navigateur Tor sur Raspberry Pi est une bonne façon de se familiariser avec le réseau Tor. Je n’utilise pas Tor pour tout, mais c’est pratique d’avoir l’option quand on veut un peu plus de confidentialité.

Héberger sa propre appli de visioconférence

Difficulté technique : Moyenne
Temps nécessaire : 2-3 h
Facteur fun : ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

La plupart des réunions en ligne passent aujourd’hui par de grandes plateformes comme Zoom, Google Meet ou Microsoft Teams. Pratiques, certes, mais ça me dérange toujours un peu de savoir que ces services collectent des quantités importantes de métadonnées sur les réunions, les participants et les modes de communication.

Auto-héberger sa propre plateforme de réunion donne plus de contrôle sur ces données. Jitsi Meet est l’une des solutions de visioconférence open-source les plus populaires et fonctionne directement dans le navigateur sans logiciel supplémentaire.

Faire tourner Jitsi sur son propre serveur permet de créer des salles de réunion privées sans dépendre de fournisseurs tiers. Vous contrôlez les accès, gérez les participants et décidez comment vos outils de communication sont hébergés.

La visioconférence est plus gourmande en ressources que beaucoup d’autres services auto-hébergés, donc un Raspberry Pi 4 ou 5 et une connexion internet stable sont recommandés. Pour une petite équipe ou un usage personnel, ça peut fonctionner étonnamment bien.

Dans certains cas, vous aurez quand même besoin d’être compatible avec des plateformes existantes, c’est pourquoi beaucoup de gens installent encore Zoom sur Raspberry Pi pour leurs réunions professionnelles ou scolaires.

Accès distant privé avec Tailscale

Difficulté technique : Faible
Temps nécessaire : 30-60 min
Facteur fun : ⭐️⭐️⭐️⭐️

Pendant longtemps, j’ai cru que l’accès distant impliquait forcément de se battre avec les paramètres du routeur et la redirection de ports. Puis j’ai essayé Tailscale, et ça a complètement changé ma façon d’aborder le sujet. Un VPN mesh offre une façon bien plus simple de connecter ses appareils de manière sécurisée sans exposer ses services sur internet.

Tailscale est l’un des outils les plus faciles pour ça. Il utilise WireGuard en arrière-plan mais gère la plupart de la configuration automatiquement, ce qui permet aux appareils de se connecter de façon sécurisée avec une configuration minimale.

how to install tailscale on raspberry pi

Utiliser un VPN mesh améliore la confidentialité en éliminant le besoin d’ouvrir des ports sur son routeur, ce qui réduit le risque de scans ou de tentatives d’accès non autorisées. Ça offre aussi un moyen sécurisé d’accéder à ses services auto-hébergés depuis n’importe où.

Il suffit d’un Raspberry Pi, d’un compte Tailscale et de pouvoir autoriser des appareils sur son réseau. La configuration est tellement simple que c’est l’un des meilleurs projets de confidentialité pour les débutants.

Installer Tailscale sur un Raspberry Pi ne prend que quelques minutes et c’est souvent l’un des moyens les plus simples d’activer un accès distant sécurisé. C’est d’ailleurs l’une des configurations que j’utilise le plus, parce que ça marche sans avoir à tripoter les paramètres du routeur en permanence.

Protéger ses applis auto-hébergées avec une authentification centralisée

Difficulté technique : Moyenne
Temps nécessaire : 2-3 h
Facteur fun : ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Quand on commence à faire tourner plusieurs services auto-hébergés, gérer l’authentification de chacun individuellement devient vite le bazar. Certaines applications proposent des options de sécurité limitées ou des systèmes de connexion peu robustes.

Authelia règle ce problème en agissant comme une passerelle d’authentification centralisée. Au lieu de faire confiance à chaque application pour gérer correctement les connexions, on place Authelia devant ses services et on exige une authentification avant que les utilisateurs puissent y accéder.

Authelia supporte des fonctionnalités comme l’authentification à deux facteurs et s’intègre bien avec des reverse proxies comme Nginx ou Traefik. Ça permet de protéger plusieurs services à la fois avec un seul système de connexion.

Cette configuration améliore considérablement la confidentialité et la sécurité en empêchant les accès non autorisés aux tableaux de bord, aux données personnelles et aux interfaces d’administration de tout votre environnement auto-hébergé.

Synchroniser ses fichiers en toute confidentialité

Difficulté technique : Faible
Temps nécessaire : 1 h
Facteur fun : ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Avoir les mêmes fichiers sur tous mes appareils, c’est quelque chose dont je ne peux plus me passer au quotidien. Mais je n’ai jamais été vraiment à l’aise à l’idée d’envoyer tout ça sur un cloud tiers. C’est là que des outils comme Syncthing se démarquent : ils synchronisent les fichiers directement entre les appareils sans les confier à un fournisseur central.

Syncthing propose une approche différente en synchronisant les fichiers directement entre vos appareils, sans passer par un fournisseur cloud central. Votre Raspberry Pi peut jouer le rôle de nœud toujours allumé qui maintient tout synchronisé.

Parce que Syncthing est décentralisé, vos fichiers restent sous votre contrôle et sont transférés directement entre appareils de confiance. Ça réduit l’exposition aux fuites de données, aux blocages de compte et au tracking par des tiers.

C’est un excellent projet pour quiconque veut la commodité de la synchronisation automatique de fichiers sans dépendre des grands fournisseurs cloud. J’aime cette approche plus que le stockage cloud traditionnel parce que je sais exactement où sont mes fichiers à tout moment.

Syncthing n’est pas la seule appli qui s’installe parfaitement sur un Raspberry Pi. Il existe d’autres applis géniales si vous cherchez à construire un setup auto-hébergé plus privé et plus pratique.

Faire tourner un nœud blockchain privé

Difficulté technique : Élevée
Temps nécessaire : 3-4 h
Facteur fun : ⭐️⭐️⭐️

Beaucoup d’utilisateurs de cryptomonnaies s’appuient sur des fournisseurs de nœuds publics pour interagir avec les réseaux blockchain. Pratique, mais ces fournisseurs peuvent collecter des métadonnées sur l’utilisation des portefeuilles, les requêtes et l’activité des transactions.

Faire tourner son propre nœud blockchain supprime cette dépendance. Au lieu de demander à un service externe les données de la blockchain, votre nœud vérifie les transactions directement et interagit avec le réseau en votre nom.

Plusieurs communautés blockchain proposent des implémentations de nœuds légers qui peuvent tourner sur du matériel basse consommation. Certains réseaux demandent plus de ressources, mais un Raspberry Pi peut quand même servir de nœud passerelle ou de setup expérimental.

Héberger son propre nœud ne rend pas l’activité blockchain anonyme, mais ça supprime un service tiers de plus du processus et vous donne une relation plus directe avec le réseau.

Faire tourner des nœuds n’est pas la seule chose qu’on peut faire avec un Raspberry Pi. On peut aussi expérimenter avec le cryptomining, ce qui prouve que les petites cartes embarquées permettent de faire des choses très variées.

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Bloquer les pubs et les trackers sur tout le réseau

Difficulté technique : Faible
Temps nécessaire : 30-45 min
Facteur fun : ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

À un moment, j’en ai eu marre de voir des pubs et des trackers partout, surtout sur les appareils mobiles où les extensions de navigateur ne fonctionnent pas. C’est là que des outils comme Pi-hole et AdGuard Home prennent tout leur sens : ils protègent tout le réseau d’un coup.

Les bloqueurs de pub au niveau réseau comme Pi-hole ou AdGuard Home règlent ce problème en filtrant les requêtes au niveau DNS. Une fois installés sur un Raspberry Pi, ils peuvent bloquer les domaines publicitaires et de tracking pour tous les appareils connectés à votre réseau.

Ça réduit considérablement le tracking sur les navigateurs et les applis, tout en diminuant la consommation de bande passante et en améliorant la vitesse de chargement des pages. C’est l’une des améliorations de confidentialité les plus simples et les plus impactantes qu’on puisse faire.

Installer Pi-hole ou AdGuard Home nécessite généralement d’accéder à son routeur pour modifier les paramètres DNS. Une fois configuré, le système tourne tranquillement en arrière-plan et propose un tableau de bord pour surveiller les domaines bloqués et l’activité réseau.

Beaucoup de gens commencent avec Pi-hole sur Raspberry Pi parce que c’est facile à installer et qu’il dispose d’une grande communauté. Mais une autre bonne alternative est AdGuard Home sur Raspberry Pi, qui propose une interface et des options de filtrage légèrement différentes.

Comme la plupart des projets de cette liste, pas besoin de grand-chose pour se lancer : juste des connaissances, un accès à son routeur pour changer le DNS, et idéalement un service de basculement simple pour internet au cas où le Pi tombe en panne.

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