Test du SunFounder Pironman 5 Pro Max : Ça vaut le coup ?
Il y a quelques mois (mi-2025), SunFounder a sorti le boîtier Pironman 5 Max, et j’avais alors dit que c’était le meilleur boîtier pour Raspberry Pi 5 jamais conçu. Ils viennent de sortir le Pironman 5 Pro Max, et là, franchement, je suis sans voix. J’ai eu la chance de le tester en avant-première, et c’est le genre de produit que vous allez vouloir commander immédiatement.
Le Pironman 5 Pro Max est le boîtier haut de gamme de SunFounder pour le Raspberry Pi 5. Il intègre une carte d’extension dual M.2 NVMe, un écran tactile de 4,3 pouces, une caméra orientable, un microphone intégré et des ventilateurs RGB, le tout dans un châssis en aluminium massif très joli.
Après avoir passé un bon moment à l’assembler, le configurer et le pousser dans ses retranchements, j’ai beaucoup de choses à dire. Que ce soit pour construire un NAS compact, un centre multimédia, ou simplement pour donner à son Raspberry Pi 5 l’allure et les performances d’un vrai PC de bureau, ce test couvre tout ce qu’il faut savoir.
SunFounder Pironman 5 Pro MAX
Pour :
✅ Vraiment fun à assembler
✅ Livré avec un grand écran tactile de 4,3 pouces
✅ Support caméra intégré en haut du boîtier
✅ Dongle microphone USB inclus
✅ Design sombre et élégant avec ARGB personnalisable
Contre :
❌ PCIe limité aux vitesses Gen 2 (limitation du Raspberry Pi 5)

Si vous êtes à la recherche d’inspiration pour votre prochain projet Raspberry Pi, j’ai créé une liste avec plus de 75 idées avec une courte description, le niveau et matériel conseillé, et des liens vers des tutoriels. Que vous soyez débutant ou plus expérimenté, vous trouverez des idées adaptées à votre niveau. Accès gratuit ici !
Présentation du Pironman 5 Pro Max
C’est bien plus qu’un simple boîtier !
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Le Pironman est la gamme premium de boîtiers chez SunFounder. Avant d’aller plus loin, voici un petit historique des modèles déjà sortis dans cette gamme :
- Pironman (original) : Conçu spécifiquement pour le Raspberry Pi 4, on l’avait testé (en anglais) à sa sortie.
- Pironman 5 : Le premier boîtier style tour sorti pour le Raspberry Pi 5. On lui avait aussi consacré un test très positif à l’époque, et il est toujours en stock.
- Pironman 5-Mini : Une version plus compacte et abordable du Pironman 5, avec un refroidissement simplifié et moins de fonctionnalités.
- Pironman 5-MAX : Le premier modèle à proposer deux slots M.2 pour des SSD NVMe ou des accélérateurs IA. On avait publié un test de déballage ici.
Aujourd’hui, on passe au test de la dernière nouveauté : le boîtier Pironman 5 Pro Max pour Raspberry Pi 5.
Fonctionnalités principales
Après deux semaines d’utilisation intensive, je peux dire sans hésiter que le Pironman 5 Pro Max passe vraiment à la vitesse supérieure. Ce n’est plus juste un boîtier : on a vraiment l’impression d’avoir un mini PC complet construit autour du Raspberry Pi 5.
Transparence : J’ai reçu ce boîtier gratuitement de la part de SunFounder, mais ce test est basé uniquement sur mon expérience personnelle et n’est en aucun cas influencé par l’entreprise.
Voici un tour d’horizon de ses fonctionnalités clés.
Double slot M.2
Premier point fort : le switch PCIe Gen 2 intégré, qui débloque deux slots M.2. J’ai vraiment apprécié ça, parce que ça libère complètement des configurations de stockage basiques.
Avec deux slots M.2 disponibles, les possibilités offertes par le Pironman 5 Pro Max s’élargissent vraiment :
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- Deux SSD NVMe : Avec deux slots M.2, on peut connecter deux SSD NVMe. Ça ouvre la porte aux configurations RAID, parfait pour construire un NAS (en anglais) compact ou simplement avoir un stockage plus rapide et plus fiable.
- SSD + accélérateur IA : Une autre option intéressante consiste à combiner un SSD avec un accélérateur IA comme le Raspberry Pi AI Kit. J’ai trouvé ça vraiment excitant : ça permet d’associer stockage rapide et traitement IA dédié, ou même de doubler les accélérateurs pour des projets plus ambitieux.
Écran, refroidissement et design
Impossible de ne pas parler du look. Le Pironman 5 Pro Max a un design premium, presque futuriste, qui attire immédiatement le regard sur un bureau. Mais ce qui est vraiment intéressant, c’est que ce n’est pas que de l’esbroufe.
Ce design repose sur un ensemble de fonctionnalités pratiques et bien intégrées. Voici ce qui contribue à cette esthétique.
- Système de refroidissement complet : Le Pironman 5 Pro Max est livré avec un énorme refroidisseur style tour posé directement sur le CPU. Il dispose d’un grand dissipateur thermique et d’un ventilateur RGB. Deux autres ventilateurs RGB adressables permettent de personnaliser les couleurs.
- Double affichage : Après les couleurs des ventilateurs RGB, ce qui capte tout de suite l’attention, c’est la paire d’écrans interactifs.
L’un d’eux est l’écran tactile DSI de 4,3″ (800×480), utilisable comme écran secondaire ou même comme écran principal pour le Raspberry Pi.
- Mini écran OLED : Le petit écran OLED de 0,96″ affiche en temps réel les stats système : utilisation CPU, température, adresse IP. Il intègre aussi un capteur de vibration pour l’activer d’un simple tapotement sur le boîtier.
Fonctionnalités multimédia
Il faut aussi parler des fonctionnalités multimédia. Je suis quelqu’un qui aime la musique, et quand je travaille, j’ai toujours quelque chose qui tourne en fond.
Que ce soit pour des réunions virtuelles de temps en temps ou juste pour avoir un peu d’audio pendant qu’on travaille, ce boîtier a tout prévu.

SunFounder
Pironman 5 Pro MAX
Voici ce que le boîtier propose côté multimédia :
- Haut-parleurs stéréo 3W : Le boîtier intègre deux haut-parleurs 3W, et franchement, ils rendent bien plus de son qu’on ne l’attendrait d’un appareil aussi compact. Dans mon setup, ils sont même plus forts que le haut-parleur intégré de mon vieux PC HP posé juste à côté sur le bureau.

Le son est suffisamment clair pour une utilisation multimédia basique, des appels vidéo et l’audio du quotidien, sans avoir besoin d’enceintes externes. - Support caméra : Le boîtier intègre aussi un support pour caméra, placé en haut du boîtier. Ça ouvre pas mal de possibilités : appels vidéo, projets de surveillance, ou toutes sortes de projets utilisant la caméra Raspberry Pi.
Ce support est compatible avec le module caméra officiel Raspberry Pi V2 ou la caméra IA Raspberry Pi.
- Récepteur infrarouge : Le Pironman 5 Pro Max est équipé d’un récepteur IR qui permet de contrôler des applications multimédia comme Kodi ou Volumio avec une télécommande.
- Adaptateur microphone USB : Dans la boîte du Pironman, on trouve un petit dongle USB. C’est un adaptateur microphone USB qui ajoute une entrée audio flexible pour l’enregistrement ou les projets à commande vocale.

Autres extras bien pensés
En plus des fonctionnalités principales, SunFounder a aussi glissé plusieurs petits bonus dans le Pironman 5 Pro Max (dont beaucoup sont aussi présents dans le Pironman 5 Max) qui améliorent vraiment le confort au quotidien.
- Deux ports HDMI standard : C’est une fonctionnalité que j’adore. Quand je travaille avec une carte Raspberry Pi nue, je dois toujours chercher un adaptateur mini-HDMI vers HDMI standard. Avec le boîtier Pironman, ce problème n’existe plus.

- Extension GPIO étiquetée : Elle offre un accès facile et organisé aux broches GPIO pour les extensions et les projets. C’est vraiment pratique quand on débute avec les projets hardware, car le pinout GPIO du Raspberry Pi (en anglais) peut parfois prêter à confusion.
- Bouton d’alimentation métal style rétro : Le Raspberry Pi 5 est la seule carte Raspberry Pi dotée d’un bouton d’alimentation. Il est minuscule et placé sur le côté de la carte. Le boîtier Pironman 5 Pro Max propose un bouton bien dimensionné, avec un retour tactile satisfaisant, pour éteindre ou démarrer le Pi en toute sécurité.
- Compartiment pour pile RTC (CR1220) : Vous avez déjà vu cette petite pile plate et brillante dans un PC de bureau démonté ? Le Pironman 5 Pro Max l’intègre pour le Raspberry Pi 5. Elle maintient l’heure système correcte même quand l’appareil est éteint.
Options supplémentaires
Ce qui est intéressant avec le Pironman 5 Pro Max, c’est qu’il n’est pas vendu en configuration unique et figée. SunFounder permet de personnaliser l’ensemble selon les besoins.
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Ces options ont bien sûr un coût supplémentaire, mais elles offrent une belle flexibilité selon le projet. Pour les tarifs exacts, le mieux est de consulter directement le site officiel de SunFounder.
Voici les options disponibles à l’achat du boîtier Pironman 5 Pro Max.
| Option | Choix disponibles |
|---|---|
| Alimentation | US, EU, UK |
| RTL-SDR | RTL-SDR Blog V4 + Kit antenne dipôle |
| Raspberry Pi (avec microSD 32 Go) | Raspberry Pi 5 (variante 2 Go) |
| SSD 1 | Aucune option pour l’instant. |
| SSD 2 | Aucune option pour l’instant. |
| Caméra | Raspberry Pi Camera Module V2, Raspberry Pi AI Camera |
| Accélérateur IA | Aucune option pour l’instant. |
| Dissipateur 1 | Dissipateur pour SSD 2280 |
| Dissipateur 2 | Dissipateur pour SSD 2280 |
| Clavier | Mini clavier sans fil 2,4 GHz avec pavé tactile |
| Câble HDMI | HDMI 2.0 4K@60Hz 1 m, HDMI 2.0 4K@60Hz 2 m |
Tarif
Le prix du Pironman 5 Pro Max peut sembler un peu élevé au premier abord, mais croyez-moi, ce n’est pas un boîtier Raspberry Pi ordinaire.
Après une semaine d’utilisation avant d’écrire ce test, je peux honnêtement dire qu’il embarque un nombre impressionnant de fonctionnalités et offre bien plus de capacités qu’on n’en attend généralement d’un boîtier.
La vraie question, c’est : à qui est-ce que je recommanderais vraiment ce boîtier ?
- Les passionnés de serveur maison : Si l’idée est de construire un NAS (en anglais) ou un serveur domestique fiable, ce boîtier offre la flexibilité et les performances pour le faire correctement.
- Ceux qui veulent remplacer leur PC de bureau : Si l’objectif est de transformer son Raspberry Pi 5 en ordinateur personnel, ce setup s’en approche vraiment. Notre article complet — Le Raspberry Pi 5 peut-il remplacer votre PC principal ? — en dit plus.
- Les enseignants et les apprenants : C’est un excellent outil pédagogique pour explorer des concepts tech modernes comme l’IA, l’edge computing et la conception de systèmes.
- Les bidouilleurs et les curieux : Si on aime expérimenter, ce boîtier ouvre beaucoup de portes : faire tourner Android (comme Emteria), tester Kali Linux, construire des projets IoT, travailler avec des capteurs ou même contrôler des servomoteurs.
En quelques jours seulement, j’ai déjà testé Raspberry Pi OS, Android via Emteria, Kali Linux et d’autres systèmes — et il s’en est sorti haut la main à chaque fois.
Déballage du Pironman 5 Pro Max
Quelques conseils pour le jour de l’assemblage.
À lire ensuite : Sans doute la meilleure station de travail Raspberry Pi (avis)
J’ai travaillé avec pas mal de boîtiers Raspberry Pi, mais déballer le Sunfounder Pironman 5 Pro Max, c’était différent dès le départ. L’impression de mini PC est immédiate, et on comprend tout de suite que ce ne sera pas un setup Raspberry Pi ordinaire.
Contenu de la boîte
Le Pironman 5 Pro Max est livré entièrement démonté, avec toutes les pièces soigneusement rangées dans la boîte ci-dessous.

Si des options supplémentaires ont été choisies, comme la carte Raspberry Pi 5 ou l’alimentation, elles sont incluses dans le même colis mais emballées séparément de la boîte principale du Pironman 5 Pro Max. La boîte en elle-même contient tout ce qu’il faut pour assembler le boîtier de zéro.
À l’intérieur, on trouve tous les composants individuels : les panneaux en aluminium noir qui forment le boîtier, le système de refroidissement (ventilateurs et dissipateur), les haut-parleurs, les écrans, les câbles, et même les petites vis nécessaires pour tout assembler. On a vraiment l’impression d’avoir un kit de mini PC DIY plutôt qu’un simple boîtier Raspberry Pi.
Assemblage du matériel
Bienvenue dans la partie fun : l’assemblage. En montant le Pironman 5 Pro Max, j’avais l’impression de résoudre un puzzle. La différence, c’est que ce puzzle est guidé par des illustrations numérotées très claires, qu’on trouve dans le guide fourni dans la boîte.
Ce guide est aussi disponible en téléchargement gratuit sur le site officiel de Sunfounder (Instructions d’assemblage du Pironman 5 Pro Max). Il est facile à suivre : chaque étape est clairement décrite et bien étiquetée.
Voici une capture de la première page, qui liste tous les composants nécessaires pour assembler le boîtier Pironman 5 Pro Max.

D’après mon expérience lors de l’assemblage complet du boîtier, voici quelques conseils qui devraient être utiles :
- Gardez les vis dans leurs emballages étiquetés : Ne les mélangez pas et ne les sortez pas toutes en même temps. Le guide d’assemblage s’appuie justement sur ces étiquettes pour identifier rapidement les bonnes vis à chaque étape.
- Lors de l’installation du dissipateur thermique sur le CPU, assurez-vous que le câble connecteur est orienté vers l’avant, du côté du slot carte SD. Ce câble est assez court, et s’il est mal orienté une fois le dissipateur fixé, il sera impossible de le faire atteindre le port sur la carte.
- Ne confondez pas les nappes de la caméra et de l’écran tactile. Elles se ressemblent, mais la nappe de l’écran tactile est étiquetée DSI. La première fois, j’ai branché mon écran avec le mauvais câble et je me suis demandé pendant un bon moment pourquoi l’écran ne s’allumait pas.
- Selon le guide, la nappe de la caméra doit passer par la fente au-dessus du port Ethernet, mais dans mon cas, ça n’a pas très bien fonctionné. Heureusement, elle est suffisamment longue pour être guidée différemment.
La première étape consiste à démonter le boîtier pour séparer les deux parties métalliques.
On commence par travailler sur la Plaque A, celle qui accueille le Raspberry Pi, la carte d’extension I/O avec les deux ports HDMI standard, et le switch NVMe qui ajoute les deux slots M.2.

On commence par visser des entretoises qui maintiendront en place le Raspberry Pi 5 et la carte d’extension I/O.
Ensuite, on fixe la carte d’extension sur le Raspberry Pi. Elle se connecte via les deux ports micro-HDMI et le port d’alimentation.
D’après mon expérience, je conseille de faire cette étape avec beaucoup de délicatesse pour ne pas tordre les ports. Il faut s’assurer que la carte d’extension s’insère parfaitement et qu’elle n’est pas inclinée d’un côté. Ensuite, on insère l’extension pour la carte SD.
Une fois terminé, on devrait avoir quelque chose de similaire à l’image ci-dessous.
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Le switch NVMe, avec ses deux slots pour SSD M.2, se pose par-dessus la carte d’extension.
Je conseille d’être très attentif lors du positionnement, car il se connecte à des broches sur le Raspberry Pi. D’après mon expérience, ces quatre broches servent de guide pour placer le switch NVMe correctement.
Une fois les broches bien en place, les trous de vis s’alignent automatiquement, ce qui facilite la fixation avec les vis M2.5 x 4. Si un SSD M.2 est utilisé, c’est aussi à cette étape qu’on l’insère et le fixe.

Le dernier élément à intégrer dans la partie A du boîtier métallique est la carte d’extension GPIO.
J’ai remarqué qu’il faut l’enfoncer complètement sur les broches GPIO du Raspberry Pi. Si elle n’est pas poussée jusqu’au bout, la plaque qui maintient l’écran tactile en place ne rentrera pas correctement. C’est aussi sur cette carte qu’on connectera les deux ventilateurs RGB.

Une fois la carte d’extension GPIO installée, la Partie A du boîtier métallique est terminée.
C’est clairement là qu’on fait le gros du travail, puisque cette partie accueille toutes les cartes présentes dans le boîtier Pironman.
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Ça inclut le Raspberry Pi 5, la carte d’extension pour l’alimentation et le mini HDMI, le switch NVMe, les dissipateurs thermiques, la carte d’extension SD, et tous les connecteurs, y compris les nappes.
On passe ensuite à la Partie B du boîtier métallique. C’est la section la plus simple à assembler. Il suffit de fixer les deux ventilateurs RGB et les deux haut-parleurs. Lors de l’installation des ventilateurs, il faut les orienter comme sur l’image ci-dessous pour qu’ils s’alignent correctement avec les connecteurs de la Partie A. Les haut-parleurs, eux, se fixent grâce à une couche adhésive que l’on expose en retirant le film protecteur noir.
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Ensuite, on rassemble les deux parties du boîtier et on les visse ensemble. On retire le film protecteur sur les deux autres pièces, qui ressemblent un peu à du carton.
On fixe ces deux pièces avec des vis, en y intégrant l’écran OLED. Une fois tout en place, on devrait avoir un résultat similaire à l’image ci-dessous.

Premières impressions et qualité de fabrication
Une fois tout assemblé, le Pironman 5 Pro Max prend vraiment vie. Dans mon cas, l’assemblage complet a pris environ une heure.

J’ai vraiment apprécié tout le processus. On a plus l’impression de monter un mini PC que d’assembler un simple boîtier Raspberry Pi.
Cela dit, il y a forcément un peu de stress pendant la construction, surtout parce qu’on ne peut rien tester avant la toute fin. On espère juste que tout s’emboîte correctement.
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Mais une fois sous tension, ça vaut largement l’effort. La structure est solide, les panneaux en aluminium donnent une finition premium, et rien ne semble cheap ou mal ajusté. Chaque composant s’assemble proprement, et le résultat final est compact, soigné et franchement professionnel.
Regardez mon setup ci-dessous. Je pense qu’un seul mot suffit : INCROYABLE !

Configuration logicielle du Pironman 5 Pro Max
On allume tout et on voit ce que ça donne.
À ce stade, le boîtier Sunfounder Pironman 5 Pro Max est normalement assemblé. Mais n’insérez pas encore votre carte SD, même si elle a déjà le Raspberry Pi OS officiel installé dessus.
C’est exactement ce que j’ai fait, et j’ai été honnêtement un peu déçu de ne voir ni lumières RGB ni effets de ventilateurs. Au début, j’ai même cru avoir raté quelque chose pendant l’assemblage.
Ce que j’ai compris ensuite, c’est que l’éclairage RGB et le contrôle des ventilateurs sont gérés par le service Pironman 5, qui doit d’abord être installé et configuré.
Dans cette section, on va voir comment configurer le tout : installation de l’OS, mise en place du service Pironman 5, et configuration des broches GPIO pour que les ventilateurs ne continuent pas à tourner quand le Raspberry Pi est éteint.
Voir aussi : Pi5 vs Pi4 : je les ai testés, voici le résultat
Installation du système d’exploitation
Si vous suivez régulièrement les articles de ce site, vous savez que c’est toujours la première étape de chaque projet.
Il y a deux façons de procéder. D’abord, rappelons qu’on a deux options de stockage : la carte SD ou le SSD. Même avec un SSD, il faudra commencer par installer le système d’exploitation sur la carte SD.
Pas d’inquiétude, on a ce qu’il faut. Notre article sur l’installation du Raspberry Pi OS officiel propose un guide détaillé avec des images. Et pour les utilisateurs plus avancés, il y a aussi la possibilité de faire une installation headless.

Activation de l’écran OLED
Bonne nouvelle : l’écran OLED ne nécessite aucune configuration particulière pour fonctionner. Dès l’insertion de la carte SD et le démarrage du Pi, on devrait voir de l’activité à l’écran.
Petite anecdote amusante : j’avais connecté l’écran tactile avec le câble nappe HBV-Raspberry PI – 300 FPC fourni dans la boîte Pironman. Ce câble est en réalité prévu pour la caméra, et il en vient deux dans la boîte. Je suppose que Sunfounder en glisse un second au cas où on abîme le premier.

J’ai donc passé presque 30 minutes à chercher des réponses en ligne avant de réaliser que le câble DSI était posé juste à côté de moi. Assurez-vous bien de connecter l’écran tactile avec la nappe étiquetée DSI.
Pour en savoir plus sur la connexion de l’écran tactile, notre article sur comment connecter l’écran tactile Sunfounder TS-10 au Raspberry Pi est très utile.
Activation des ventilateurs RGB
Pour les ventilateurs RGB, comme expliqué plus haut, il faut installer le service Pironman 5 pour les activer. Et c’est assez simple.
Il suffit d’ouvrir un terminal ou de se connecter au Raspberry Pi via SSH et d’exécuter les commandes de cette section du guide de configuration du Sunfounder Pironman 5 Pro Max.
C’est aussi là qu’on apprend à configurer l’arrêt pour désactiver l’alimentation GPIO. On ne veut surtout pas que les ventilateurs RGB continuent de tourner après avoir éteint le Raspberry Pi.
Petit conseil : le guide indique d’aller dans Advanced Option -> A12 Shutdown Behaviour, mais au moment de la rédaction de cet article, l’option est en A11 et non A12.

Activer le NVMe et configurer un RAID
L’une des plus grandes améliorations du Raspberry Pi 5 Pro Max, c’est la prise en charge des SSD NVMe. J’ai essayé de faire tourner l’OS depuis le SSD, et le gain de performances est vraiment significatif.
Pour démarrer avec le NVMe, il faut d’abord avoir l’OS installé sur la carte SD. Ensuite, on clone la carte SD sur le SSD NVMe, une opération couverte dans notre article sur comment migrer d’une carte SD vers un SSD NVMe sur Raspberry Pi.
Enfin, on modifie l’ordre de démarrage dans raspi-config. Dans mon cas, l’ordre est configuré pour démarrer d’abord sur la carte SD, puis sur le SSD, et enfin sur le réseau.
Je vous conseille aussi : Votre Pi est-il vraiment sécurisé ? Voici 17 conseils simples
Voici une astuce que j’ai apprise au fil des années avec le Raspberry Pi. On peut mettre en place une sorte de dual boot sans trop de complexité. Avec une carte SD et un SSD, on configure l’ordre de démarrage pour prioriser la carte SD. Ça permet d’installer un système d’exploitation sur la carte SD et un autre complètement différent sur le SSD.
En pratique, passer d’un système à l’autre devient très simple. Pour utiliser l’OS de la carte SD, on l’insère et on allume le Pi. Pour basculer sur l’OS du SSD, on retire la carte SD et on redémarre. Avec le Pironman 5 Pro Max, ce setup fonctionne particulièrement bien, car accéder à la carte SD est bien plus facile qu’accéder au SSD.
Pour cette étape, je n’ai rencontré aucun problème et tout a fonctionné comme prévu. J’ai retiré la carte SD et le Raspberry Pi a démarré sans souci depuis le SSD NVMe.
Note : Si le Raspberry Pi 5 ne détecte pas le SSD NVMe, essayez de mettre à jour le firmware — il devrait être détecté automatiquement après ça. Si ça ne fonctionne toujours pas, on peut aussi activer le PCIe manuellement.
Télécommande infrarouge
L’un des gros atouts du Raspberry Pi, c’est la prise en charge native d’un récepteur IR. Ça veut dire qu’on peut le contrôler avec une télécommande, exactement comme une installation TV classique.
Donc si l’idée est de construire une console de jeux rétro ou un centre multimédia maison, on est bien équipé. Il faudra d’abord installer le paquet lirc de Sunfounder.
Overclocking
On ne peut pas avoir l’un des meilleurs boîtiers Raspberry Pi au monde et se contenter des performances de base. Il faut tout donner. Mais avant ça, une mise au point s’impose.
À lire aussi : 25 idées de projets à réaliser chez vous avec Raspberry Pi
Avertissement : L’overclocking peut endommager définitivement votre Raspberry Pi. Assurez-vous de savoir ce que vous faites et procédez avec précaution !
L’overclocking n’est pas aussi complexe que ça en a l’air. Il suffit d’éditer le fichier /boot/firmware/config.txt et de redémarrer le Raspberry Pi. Mais ses effets peuvent être désastreux si les précautions nécessaires, comme le refroidissement, n’ont pas été prises.
Consultez notre article — 7 fonctionnalités cachées du Raspberry Pi à utiliser absolument — et lisez la section sur l’overclocking. Il propose un guide étape par étape.
Format PDF pratique, avec les 74 commandes à retenir pour maîtriser son Raspberry Pi.
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Verdict sur le Pironman 5 Pro Max
Mon avis honnête.
Après avoir passé du temps avec le Pironman 5 Pro Max, je peux dire sans hésiter que c’est l’un des boîtiers Raspberry Pi 5 les plus complets que j’aie jamais utilisés. Il a même dépassé mes attentes.
Côté performances, les trois ventilateurs RGB combinés à une ventilation bien pensée maintiennent l’ensemble au frais et en fonctionnement fluide, même sous charge.
Voir aussi : Transformez votre Raspberry Pi en une machine à sous
Cela dit, j’ai rencontré une petite limitation concernant l’orientation verticale.
Par exemple, avec Emteria (Android), je préfère souvent un affichage vertical, mais ici ce n’est pas vraiment pratique. Impossible de le poser confortablement sur le côté : d’un côté se trouvent les ports HDMI et d’alimentation, de l’autre la carte SD et le bouton d’alimentation.
En dehors de ça, je n’ai rencontré aucun problème majeur.
C’est clairement un accessoire qui a un coût, et il n’est pas destiné aux utilisateurs occasionnels qui veulent un setup Raspberry Pi basique. Mais si on aime construire des projets, expérimenter ou pousser le Raspberry Pi 5 dans ses retranchements, ce boîtier a vraiment du sens.
SunFounder Pironman 5 Pro MAX
Pour :
✅ Vraiment fun à assembler
✅ Livré avec un grand écran tactile de 4,3 pouces
✅ Support caméra intégré en haut du boîtier
✅ Dongle microphone USB inclus
✅ Design sombre et élégant avec ARGB personnalisable
Contre :
❌ PCIe limité aux vitesses Gen 2 (limitation du Raspberry Pi 5)

Personnellement, ce boîtier a complètement changé ma façon de voir les boîtiers Raspberry Pi. Ce n’est plus juste une question de « loger » la carte, mais de construire un véritable ensemble hardware autour d’elle.
Voir aussi : Vous ne saviez pas que votre Pi pouvait faire ça
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